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Goma: des jeunes en déhors de leurs zones de confort pour les déplacés

Ce vendredi 9 février 2024, une vingtaine de jeunes s’est portée volontaire pour soutenir l’action de l’organisation AGIR RDCongo auprès des nouveaux déplacés en provenance de la cité de Sake, ainsi que d’autres localités de l’ouest de la ville de Goma, en proie aux affrontements entre les M23 et les FARDC. Ces affrontements ont conduit à l’installation de plusieurs sites dans le quartier Mugunga, un des dix-huit quartiers du chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

L’action d’aujourd’hui se déroule à la paroisse protestante 8è CEPAC Mugunga. Ce site accueille à lui seul plus de 900 ménages depuis deux jours. Selon les premières informations recueillies, près de 500 enfants, sans compter les jeunes et les adultes, se sont entassés dans l’enceinte de l’édifice de cette église protestante, qui a une surface d’environ 20 mètres sur 10.

Jacinthe Maarifa, témoin oculaire de leur arrivée, a indiqué que ces déplacés font face à de grands défis tels que la faim, le manque d’eau, l’absence de toilettes et le manque de soins de santé de premiers secours en cas de maladie. C’est pourquoi, ce vendredi, son organisation AGIR RDC, s’est mobilisée avec des jeunes bénévoles pour une action communautaire visant à répondre, tant soit peu, à ces différents besoins.

Dès leur arrivée, un rassemblement a été organisé pour sensibiliser et constituer un comité d’hygiène. Pour permettre à ce comité d’effectuer correctement son travail, l’organisation a fourni des balais et de l’eau pour l’hygiène. Immédiatement, les bénévoles qui se sont joint  à cette organisatio, ont nettoyé les environs qui n’étaient pas du tout propres et ont promis d’agir pour le bien de la communauté.

Une femme du comité d’hygiène a exprimé sa gratitude en disant : “Oh, sincèrement, nous vous remercions pour cet acte. Nous nous inquiétons des maladies que nous pourrions contracter dans cet endroit qui n’est pas du tout propre, sans savoir comment nous protéger.”

En effet, dans ce site, il n’y a qu’une seule porte de toilettes. Par conséquent, les besoins se font ici et là dans la nature, ce qui pourrait entraîner d’énormes problèmes de santé liés à l’hygiène. Voilà pourquoi, l’une des animatrices faisait circuler un message pré-enregistré sur un mégaphone pour sensibiliser sur l’hygiène.

Par la suite, les bénévoles ont rassemblé près de 400 enfants dans la cour du site. Avec eux, ils se sont bien amusés à travers des jeux et des chants en attendant la préparation et la distribution de la bouillie. C’était une manière de répondre, même si ce n’était qu’un petit peu, aux besoins de famine de ces enfants qui n’ont pas mangé depuis leur arrivée.

Sifa Bushu, venue de Sake, a béni ceux qui ont participé à cette action. « Ces enfants venaient de passer une journée entière sans manger, cette bouillie pourra leur aider à faire face, tant soit peu, à leur famine ».

Signalons que ce site est situé dans un des quartiers non loin du champ de bataille, ce qui est contre des droits internationales humanitaires stipulant que. Par conséquent, bien qu’étant dans le site, on attend de près les détonations des armes lourdes. Le meme jour, une bombe a été larguée à une centaine de kilomètres de ce site vers midi, précisement aux cimétières chemin du ciel.

Ce qui est contre les droits internationales humanitaires qui exigent que les parties au conflit prennent toutes les précautions possibles pour protéger les civils et les biens civils contre les effets des hostilités, y compris en prenant en compte la situation géographique des camps de déplacés par rapport au champ de bataille.

Albert Isse Sivamwanza

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