You are currently viewing Goma:une formation de veille pour faire face aux fausses informations à katoyi et Majengo

Goma:une formation de veille pour faire face aux fausses informations à katoyi et Majengo

Du 12 au 13 février 2026,une formation de veille communautaire a réuni à Goma,des femmes,des jeunes et des responsables locaux des quartiers katoyi et Majengo. Pendant 2 jours,les participants ont été formés à identifier les fausses informations,la désinformation et les discours de haine qui circulent dans leurs communautés. L’initiative a été organisée par Umoja in Action,avec l’appui de la MONUSCO.

À Goma,les fausses informations,les rumeurs circulent rapidement.Elles se diffusent à travers les médias mais aussi dans les conversations quotidiennes au marché,entre voisins,dans les bus. Certaines informations sont simplement fausses. D’autres sont manipulées, sorties de leur contexte ou même volontairement déformées pour influencer l’opinion.On parle alors de désinformation. Ces messages peuvent concerner la sécurité,la politique,les communautés locales ou encore des événements qui n’ont jamais eu lieu.Lorsqu’ils sont partagés sans vérification,ils créent la peur,la confusion et parfois des tensions entre habitants dans les quartiers.

Lors de la première journée, les participants ont appris à distinguer un fait d’une opinion et d’une interprétation.Le formateur,Daniel Makeke, spécialiste en tact-cheiking, il a donné les outils pouvant aider à vérifier des images, vidéo,comme IN VID,Google Lens pour les images.
Des exercices pratiques ont été faits,les participants ont vérifié des images,et des vidéos fausses généré par l’intelligence artificielle.
Les participants ont été encouragés à toujours se poser des questions simples.Qui a publié cette information? D’où vient-elle? Est-elle confirmée par d’autres sources fiables ?

Le deuxième journée a porté sur l’éducation aux médias et à l’information.Le panéliste et journaliste Albert Isse, journaliste ,a expliqué comment l’information est produite et comment elle peut être transformée avant d’atteindre le public. Il a souligné que aujourd’hui ,toute personne disposant d’un téléphone peut publier un message et transférer une vidéo.Cette facilité augmente le risque de propagation rapide de la désinformation.
Un simple partage peut toucher des centaines de personnes en quelques minutes.C’est pourquoi les participants ont été appelés à adopter un comportement responsable:vérifier avant de publier et réfléchir aux conséquences.

Dans les quartiers Katoyi et Majengo,certaines fausses informations prennent la forme de messages qui stigmatisent des groupes.Des propos affirmant qu’une communauté « n’est pas d’ici » ou « n’est pas congolaise » circulent parfois sans preuve.

Soki Ghislaine,leader communautaire à Majengo, estime que ces rumeurs sont dangereuses.
«Beaucoup de gens partagent des messages sans connaître leur origine et sans les analyser»,explique-t-elle. Selon elle,ces fausses informations alimentent la méfiance et fragilisent la cohésion sociale.

Le chef du quartier Majengo, Habawezi Maliro Germain, a salué l’initiative et remercie les organisateurs, et appel les habitants de Majengo à devenir des ambassadeurs de la bonne information et message de cohésion sociale.
« Dans nos groupes WhatsApp,nous partageons souvent des informations sans vérifier.Cette formation nous a appris à contrôler avant de transmettre.»


À travers cette formation,les organisateurs souhaitent créer un réseau de citoyens vigilants capables de stopper une rumeur avant qu’elle ne provoque des tensions.À Katoyi et Majengo,la lutte contre les fausses informations ne dépend plus seulement des médias ou des autorités.Elle repose désormais aussi sur la responsabilité individuelle de chaque habitant.

Dans un contexte où l’information circule plus vite que jamais,apprendre à vérifier devient un outil essentiel pour préserver la paix et la cohésion sociale.

Monique Mpabuka

Laisser un commentaire