Santé : La variole du singe ne constitue pas une urgence de santé publique de portée internationale

Le comité d’urgence du règlement sanitaire international s’est réuni le 23 juin dernier concernant l’épidémie de variole du singe dans plusieurs pays. Au cours de cette réunion en ligne, les membres de ce comité ont fait savoir qu’à l’heure actuelle, l’épidémie ne constitue pas une urgence de santé publique de portée internationale. Ils ont cependant reconnu  la nature d’urgence de l’événement et que le contrôle de la propagation de l’épidémie nécessite des efforts de réponse intenses.

Le comité a indiqué que l’épidémie devrait être étroitement surveillé et examiné après quelques semaines, une fois que plus des amples informations sur les inconnues actuelles seront disponibles, afin de déterminer si des changements importants se sont produits et pourraient justifier un réexamen de leur avis. Depuis début Mai 2022, 3040 cas ont été signalés à l’OMS dans 47 pays dont la République Démocratique du Congo.

La majorité des cas confirmés sont des hommes et la plupart de ces cas surviennent chez des homosexuels, des bisexuels et d’autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans les zones urbaines

Le comité a également  discuté des questions clés liées à l’épidémie notamment la nécessité de mieux comprendre la dynamique de la transmission, les défis liés à la recherche des contacts en raison des contacts anonymes et l’identification des activités clés pour la communication des risques et l’engagement communautaire.

A cette occasion le Secrétariat de l’OMS a présenté son plan stratégique pour endiguer l’épidémie de monkeypox. Ce plan  souligne qu’une approche renforcée, agile et collaboratrice doit être adoptée, avec un accent particulier sur la sensibilisation et l’autonomisation des groupes de population touchés pour qu’ils adoptent des comportements sûrs et des mesures de protection en fonction des risques auxquels ils sont confrontés

Le comité a reconnu que le monkeypox est endémique dans certaines parties de l’Afrique où il a été constaté qu’il provoquait des maladies, y compris des décès depuis des décennies, et  que la réponse à cette flambée doit servir de catalyseur pour intensifier les efforts de lutte contre le monkeypox à plus long terme et l’accès aux fournitures essentielles dans le monde entier.

Depuis le début de l’année 2022 la RDC a enregistré près de 1200 cas avec 58 décès.

Patrick Kahondwa

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