Goma, retour au calme après une journée macabre de protestation

Les  activités ont repris normalement dans la ville de Goma, capitale du Nord Kivu après une journée de lundi 20 décembre macabre. Le  bilan dressé par le commissariat provincial de la Police Nationale Congolaise ainsi que le gouvernement provincial fait état d’un policier tué par arme blanche et de six autres grièvement blessés. Les mêmes sources signalent également un autre corps non encore identifié qui serait celui d’un militaire. 

Dans un point de presse conjointement organisé le même lundi par la police et le gouvernement provincial, le général Sylvain Ekenge, porte-parole du gouvernement provincial fait savoir qu’aucun mort ni blessé n’a été enregistré du côté des civils. Trois armes ont également été ravies des mains des policiers par des manifestants et une dizaine d’entre eux ont été mis aux arrêts.

Du côté des organisateurs de la journée ville on parle de  six personnes mortes dont trois civils et trois policiers. La même source parle de dix-huit blessés ainsi que l’arrestation d’une dizaine des manifestants.

Cette journée ville morte a été initiée par des mouvements citoyens pour décrier l’insécurité grandissante dans la province et dire non à la venue de la police Rwandaise à Goma, selon les informations qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux .

Pour le porte-parole du gouvernement provincial: « cette présence des policiers rwandais sur le sol Congolais n’existe que dans l’imagination des manipulateurs ainsi que des gens de mauvaise foi prêts à sauter sur n’importe quelle rumeur pour provoquer des désordres et faire du mal aux paisibles populations. Aucun projet dans ce sens n’est envisagé »

Sylvain Ekenge a souligné que les auteurs de ces troubles seront identifiés et punis selon la loi.   

Le site de la police rwandaise avait publié , il y a quelques jours, un article selon lequel elle était disposée à installer une base opérationnelle dans la ville de Goma dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Le commissaire divisionnaire principal de la police nationale congolaise, Dieudonné Amuli, de retour d’une mission à Kigali a nié la signature d’un quelconque document avec la police du Rwanda. Devant la presse à Kinshasa, Dieudonné Amuli, a fait savoir que son récent séjour à Kigali s’inscrivait dans le cadre de sa mission comme président de l’EAPCCO, la Coopération régionale des chefs de police de l’Afrique centrale.

Desanges Kihuha

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