Invité au débat régional de mars 2021, Monsieur Sam Goddy de Media Impact in Community of Rwanda s’exprimait sur les défis et stratégies de la vaccination contre la Covid19 dans la Région des Grands Lacs

Invité au débat régional de mars 2021, Monsieur Sam Goddy de Media Impact in Community of Rwanda s’exprimait sur les défis et stratégies de la vaccination contre la Covid19 dans la Région des Grands Lacs

  • Au Rwanda la vaccination est en cours ; avant, il y avait un grand confinement, telle est la motivation qui pousse la population à faire de son mieux pour qu’elle reçoive le vaccin. Il n’y a pas de réticence parce qu’il y a des mesures très strictes ici au Rwanda, les sanctions et les amandes qui sont si dures ; le vaccin est venu comme une pitié venue du ciel.
  • On a commencé à vacciner les gens qui ont plus de 55 ans, ceux qui sont plus en contact permanant avec la population, les journalistes, les juges et les procureurs, les policiers et les médecins. Au niveau des enfants non.
  • les activités économiques sont presque paralysées. Il n’y a pas de restaurant, pas de bar ; on ne peut pas aller dans d’autres provinces ; les fonctionnaires travaillent à la maison ; alors, la voie de sortie était seulement le vaccin. Il y a la volonté de se faire vacciner. Les cadres ont joué un grand rôle dans la sensibilisation. On n’a pas caché les grandes personnalités qui sont mortes ;  il y a eu des généraux, des prêtres célèbres, des grands commerçants, des hautes autorités qui sont morts à cause de Covid19. Dans la population il y a plus de panique, ils disent que c’est maintenant plus sérieux, c’est ne pas la rumeur, la maladie est bien là. Et avec la mort du président Tanzanien qui n’acceptait pas que la maladie est là, et que la prière et la médecine traditionnelle sont suffisantes pour guérir le Covid, je croix que ça va changer quelque chose sur la Tanzanie.
  • La situation est devenue un peu plus compliquée. Le mois passé la situation s’était améliorée, la vie commençait à devenir normale dans tout le pays ; Mais aujourd’hui le nombre de cas de contamination est à plus de 300 personnes par jour sur 12 000 000 environ 10 décès par jour. Et là, l’Etat a renforcé les mesures de sécurité, le couvre-feu est passé de 21h à 19h, les bars, et restaurants sont presque fermés, et pour y entrer il faut être testé ; il n’y a pas de culte, pas de mariage ; pas de circulation entre district et d’une province à l’autre ; on est presque confiné. La campagne de vaccination allait bien mais le stock est épuisé. On ne sait pas à quand la nouvelle livraison. Les médias diffusent les communiqués officiels chaque fois que ça sort, il y a des émissions d’information qui passent. Ils écrivent sur la situation des nouvelles mesures ; ceux qui ont les médias en ligne écrivent et partagent aussi. Ce qui est de la campagne, aller au village, l’accès est interdite, pas des reporteurs. Mais, au moins, il y a des radios communautaires qui servent dans des lieux reculés. Les radios communautaires peuvent organiser des émissions en synergie et partager dans d’autres coins. Il faut travailler aussi sur les spots. Si on doit toujours attendre que le ministère chargé de la communication ou la police donnent autorisation à quelqu’un qui est dans une province, le journaliste ne peut pas avoir l’information à temps. Nous allons nous y mettre. Actuellement, pour impliquer beaucoup plus des médias et des associations, il faut quelques ateliers ; même si la formation est en ligne, qu’on implique plusieurs journaliste, qu’on partage les expériences, et de là on peut dégager une nouvelle stratégie commune de communication. Ils essayent de préparer des émissions en commun et les diffusées en synergie. Au moins, la population d’une région saura ce qui se passe dans l’autre région. Et les gens sauront que ce n’est pas eux seulement qui sont concernés.

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